
Car avant d'être un sommet médiatique, pathétiquement baptisé clasico par des journalistes en mal d'imagination, un sommet sportif mollasson, ce match catalyse pour moi toute la bêtise des supporters. Une rencontre qui se résume au nombre de policiers présents autour du stade. La plus belle banderole ce soir là, c'est celle des gyrophares de la police nationale. Les hurlements des sirènes couvrant les chants si subtils des supporters - "Paris, Paris, on t'encule". Avec pour exemple la pathétique prestation d'hier soir.
Hier soir, ça n'a pas loupé. Sauf que la bleusaille était en sous-effectif à Marseille et que personne n'a shooté dans un ballon. Pas un képi aux alentours de la gare Saint-Charles. Le match d'abord maintenu samedi a été reporté le dimanche à quelques heures de son coup d'envoi pour cause de grippe A dans les rangs parisiens, alors que les bus des Ultras se ruent vers les Bouches du Rhône. Pas d'anticipation. A se demander de quel côté était la bêtise hier soir. A croire que tout le monde a tout fait pour que les ultras parigots, pas réputés pour leur finesse d'esprit, viennent foutre le boxon dans les rues marseillaises. Ils ont déboulés tranquillement en plein centre de Marseille, majeurs dressés et lames acérées. Juste pour se cartonner. Se taper une bonne tranche de Marseillais.
Un supporter parisien s'est fait dégommer par un chauffard marseillais un peu trop excité, et trouillard de surcroît, car il a fini par prendre la fuite. On finit avec une jambe cassé. A peu de chose près ça faisait un mort. Dommage, il aurait peut-être fallu ça pour qu'on se rende compte de l'inepte aura et de l'avanie qui auréolent cette rencontre.
Les dirigeants se sont écharpés, se renvoyant la balle pour savoir à qui imputait la faute du report de la rencontre. Au PSG, à la grippe A, à la Ligue ? Pendant ce temps-là, c'était Beyrouth sur la Cannebière et pas un mot pour les supporters. Car oui, on ne reporte pas impunément un OM-PSG. Surtout quand il ne s'agit que de football. Match nul. Balle au centre.




